Biographie

gael-dupretLa photographie est la grande histoire de ma vie. C’est à 5 ans ½, le 2 juin 82, jour du mariage de mon parrain, que je fais ma première pellicule de 12 poses. Je prends conscience de la force de l’image et annonce à mes parents que je veux devenir reporter photographe de guerre. Pourquoi précisément de guerre ? Car du haut de mes 5 ans ½ je me dis que les grands doivent arrêter de la faire et pour les aider à comprendre il faut leur montrer les atrocités qu’elle provoque, faire prendre conscience au monde de ce qu’est la guerre et la photo permet cela.

La photo est en moi. A 8 ans j’annonce vouloir travailler pour l’AFP (l’Agence France Presse) car c’est la première agence de presse mondiale. A 12 ans j’apprends à développer mes pellicules et à tirer mes photos Noir et Blanc grâce à l’enseignement de mon père. Et à 14 ans je suis pigiste au service sport pour La République du Centre (agence de Dreux).

Aujourd’hui avec 35 ans de pratique de la photo, dont 25 comme professionnel et photographe en presse (agence de presse, presse quotidienne et magasine), je travaille pour des fondations, des entreprises, des artistes et des politiciens. Bien que nous soyons à l’ère du numérique, je photographie encore en argentique pour certains projets. L’argentique apporte un grain, une profondeur, une vie différente à la photo.

Depuis le premier jour ma pellicule de prédilection en noir et Blanc est l’Ilford HP5. Pour mes focales ce sont le 50mm (visée de l’œil) pour conserver un regard humain sur les personnes que je photographie et les 28 et 24mm (grands angles), découverts par le travail de presse et qui oblige à rentrer profondément dans la photo, d’être au plus près du sujet.

Mes inspirations viennent de l’humain, du regard que je croise, que je capte. C’est mon sujet de prédilection, qu’il soit dans son intimité ou dans son environnement professionnel. Ma vision de la photo est qu’elle doit être militante, elle doit dire quelque chose, être force de témoignage. Ainsi les sujets qui me tiennent à cœur depuis quelques années sont les personnes SDF, dont j’ai fait ma première photo à 12 ans. C’est à Paris en 2014 que j’expose pour la première fois mon travail les concernant.

Les photographes qui ont marqué ma vie et mon regard, sont Gilles Caron, Capa, Sebastião Ribeiro Salgado, Marc Garanger et bien sûr mon Père.